Une approche critique du projet de nouvel ordre mondial que certaines institutions supra nationales et think tanks tentent de mener à bien sous prétexte de santé publique et de lutte contre le terrorisme ou le réchauffement climatique.
vendredi 25 avril 2014
dimanche 11 mars 2012
5 fois plus de pesticides autorisés dans l'eau du robinet depuis février 2011 ! En toute discrétion...
29 février 2012 17:59, Les mots ont un sens, par Napakatbra
Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s'ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...
C'est l'association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.
Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l'eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA...). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.
Les pesticides, c'est bon... buvez-en !
La "nouveauté", c'est qu'en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s'est donc jeté à l'eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! Défoliant Décoiffant !
"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/l pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.
Le ministère de la Santé en eaux troubles...
Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage...
"Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"...
Et bientôt, au fil de l'eau, il suffira d'arroser son jardin pour le désherber ? On n'arrête pas le progrès...
[Remarque, ajoutée à 22h30 : la décision date du 9 décembre 2010, elle n'a été publiée au Bulletin Officiel que le 15 février 2011]
(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")
vendredi 27 janvier 2012
Pollution: les ravages du prêt à jeter
mercredi 5 janvier 2011
Semences: a quoi sert vraiment l'arche de Noé
Kokopelli et l'Arche de Noé (part 1)
envoyé par contrelapenseeunique. - Regardez plus de vidéos de science.
Kokopelli et l'Arche de Noé (part 2)
envoyé par contrelapenseeunique. - Les derniers test hi-tech en vidéo.
Kokopelli et l'Arche de Noé (part 3)
envoyé par contrelapenseeunique. - Les derniers test hi-tech en vidéo.
jeudi 30 décembre 2010
mercredi 8 décembre 2010
L'apocalypse par le Plastique
L'émission Pièces à conviction, diffusée sur France 3 à 20h50 le 6 décembre dernier, avait pour titre Plastique: alerte aux toxiques. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'émission a tenu ses promesses. Premier enseignement: Elise Lucet a collaboré à une entreprise d'information authentique pour la première fois depuis 15 ans. Cela mérite d'être souligné, tant son ton mielleux de collabo du système à la tête du 13 heures de France 2 a la vertu de me donner la nausée après quelques secondes d'écoute seulement.
Sur le fond, ce qu'il y a lieu de retenir, c'est évidemment l'entreprise d'empoisonnement collectif à laquelle se livre l'industrie de l'emballage, qui, en massifiant encore le recours aux plastiques gavés de Bisphenol A, de Phtalates et de PVC, contribue de manière aujourd'hui incontestable à l'émergence de pathologies de masse inconnues dans ces proportions il y a encore 20 ans. Plus grave encore, certaines maladies touchent les enfants de plus en plus jeunes et de plus en plus gravement (cancers, dont leucémies), le problème emblématique de ce phénomène étant sans conteste la profonde perturbation endocrinienne induite par ces substances, qui aboutissent, notamment, à des pubertés ultra précoces.
L'émission est extrêmement riche en faits significatifs, et il n'est pas question de les recenser mais d'en donner quelques exemples significatifs qui incitent à la visionner dans son intégralité. Ainsi, en vrac, on apprend que:
- que pour le représentant des industriels de l'emballage interrogé, le bénéfice, quel qu'il soit, d'un produit à base de plastique justifie son maintien dans le commerce quels que soient ses effets sur la santé et l'environnement. L'individu, d'un cynisme absolu, évoque le fait pour un biberon d'être incassable comme justifiant qu'il puisse être toxique. On croit rêver, et cela d'autant plus que rien n'oblige les industriels à utiliser ces substances pour l'obtention du résultat souhaité. On regrettera que les journalistes n'aient pas abordé ce point, qui débouche sur la question centrale: pourquoi, alors que plusieurs choix d'une parfaite innocuité s'offrent aux industriels, choisissent-t-ils des plastiques contenant des substances hautement toxiques, et ceci en toute connaissance de cause?
- des billes de plastique servant à la fabrication des emballages se trouvent par milliards dans la nature, polluant durablement l'environnement, empoisonnant notamment les oiseaux, qui les ingèrent ainsi que d'autres objets et morceaux de plastiques. Sur ce point, le reportage est descriptif. A aucun moment n'est posée la question de savoir comment ces billes, poétiquement appelées "larmes de sirène", sont arrivées dans la nature.
- dans certaines zones de l'océan indien, le plastique est présent à des doses 6 fois supérieures au plancton marin, et les courants on formé une zone d'une surface équivalant à la France entèrement recouverte de déchets plastiques. Les océans sont tous concernés dans des proportions gravissimes, et toute la chaine alimentaire est victime d'un empoisonnement massif aux plastique et ses composants, sans parler des métaux lourds.
Pour le reste, visionnez le reportage grâce au lien ci-dessus. Vous ne le regretterez pas.
